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YANNICK SALVETTI : CONDAMNE À ETRE SOUPLE ET MUSCLE

10 septembre 2010

Yannick SALVETTI est champion de France de BEACH VOLLEY. Il appartient au Top 25 mondial. Il mène une préparation physique de titan pour ne plus se blesser et rester au meilleur niveau !

Propos recueillis par Stéphane Cascua

Un mètre 97, 95 kilos de muscles et pas un poil de graisse, ce colosse ne doit pas vous faire peur ! Il est sympathique et disponible ! Son sourire charmeur et son accent Marseillais chaleureux finissent de rassurer ! La conversation s’engage et ce sportif professionnel nous fait bénéficier de toute son expérience !

SantéSportMag : Etes-vous tombé dans le sport depuis tout petit ?

… Je n’ai jamais été « petit ». Tout petit, j’étais déjà grand ! (Immense sourire) Plus grand que les autres ! En fait,  l’ambiance familiale a toujours été sportive. Mon père est prof de boxe à Marseille. Tout naturellement j’ai commencé par cette discipline, dès 5 ans. J’ai pratiqué jusqu’à 16 ans. A 13 ans, j’ai été vice champion de France cadet !

SSM : Vous avez débuté le volley à quel âge ?

A 11 ans, je me suis initié au volley. J’ai tenté de concilier les deux disciplines pendant 5 ans. Mais lorsque les entraînements se sont intensifiés, j’ai du faire un choix pour améliorer mes résultats en compétition. J’ai opté le volley … tant pis pour la tradition familiale.  J’ai été «pro» en volley traditionnel de 21 à 25 ans.

SSM : Comment êtes vous passé au Beach ?

Pour garder la forme hors saison, je faisais quelques tournois sur les plages. Les entraîneurs de beach m’ont remarqué et m’ont proposé d’intégrer une équipe durant l’été. Une fois encore j’ai tenté de cumuler … j’enchaînais saison de volley traditionnel et saison de beach ! Dur ! Dur ! J’ai fini par basculer vers le beach et je suis devenu champion de France !

SSM : Votre pratique de la boxe vous a-t-elle aidé en beach ?

Pas beaucoup sur l’aspect technique. Mais énormément sur le plan mental !   En boxe, il ne faut rien lâcher jusqu’au gong. Chaque faute d’inattention se paye cash ! Et ça fait mal ! A la fin d’une partie de beach, tout peut basculer : Chez nous les pros, on parle du «money time» ! Alors je reste concentré jusqu’au bout ! Et ça marche !

SSM : Racontez votre préparation physique hors saison

A partir décembre, je débute un gros travail foncier. Bien que l’explosivité soit la base de mon sport, l’endurance est indispensable. Un match dure 35 minutes. Avec l’échauffement, il faut compter une heure.  Et en période de tournoi, nous avons 2 à 3 matches par jour. Bref, il faut avoir la caisse ! Je fais des footings mais aussi de la natation pour l’aérobie des bras.  Dans le but d’accroitre la charge de travail sans me blesser, je programme aussi de longues sorties à vélo. Peu à peu, je réduis la durée des entraînements au profit de l’intensité et de la spécificité. Je bosse au seuil d’essoufflement et je reprends le fractionné. Je finis par des exercices de type 15 secondes « vite » / 15   secondes de récupération. Je réalise ces séances sur le sable et j’y associe de la coordination.

SSM : Et vous faites de la musculation ?

Bien sûr ! Tous les jours, je fais un entraînement de «cardio» et une séance de renforcement. Là encore, on commence en reprenant les bases. J’effectue des «parcours de musculation» associant de nombreux mouvements. J’enchaîne des séries longues avec charges légères pour améliorer ma résistance musculaire. Progressivement, j’augmente les poids et la vitesse puis je gagne en spécificité. Je termine avec des exercices d’haltérophilie, type « épaulé jeté » ou « Arraché ». Ces gestes sont finalement assez proches de l’extension réclamée au volley. Pour gagner en force sans perdre en explosivité, je réalise du travail en contraste de charge. J’alterne à vitesse maximum des séries de 2 à 3 répétitions à 80% et à 40%  de ma force maximum.

SSM : Et en saison, Quel est votre entraînement ?

Le volley reprend une place d’honneur avec un entraînement quotidien. Quand le temps est encore frisquet, à Montpellier, nous disposons d’un terrain de Beach couvert. Le travail athlétique est encore présent le matin. J’alterne séance de course intensive et musculation explosive.  Nous faisons des matchs amicaux et des stages. Cette année, nous sommes allés au Brésil en avril pour nous affûter et nous adapter à la canicule !

« GRÂCE AU YOGA, J’AI EVITE LA CHIRURGIE. MES TENDINITES ROTULIENNES ONT DISPARUS. »

SSM : Vous avez eu de grosses blessures. Comment vous en êtes vous sortis ?

J’ai été opéré d’une lésion du bourrelet à l’épaule. Le bourrelet ce n’est pas de la graisse … mais un ménisque en forme de bouée. Il tente d’augmenter l’emboîtement de cette articulation. Malheureusement, au volley,  avec nos mouvements très amples, notamment au service, j’ai fini par le déchirer. Un chirurgien me l’a suturé. Pour éviter de l’abîmer à nouveau, mon épaule doit être parfaitement stable et centrée. Je suis condamné à être très musclé et parfaitement coordonné. Dès que je diminue le renforcement, je sens mon épaule qui flotte et je souffre à nouveau.

SSM. On m’a parlé aussi d’une tendinite rotulienne très invalidante.

Oh, oui ! J’avais mal des deux côtés ! Tous les traitements médicaux avaient été tentés : kinésithérapie, mésothérapie, ondes de choc, laser, etc. Rien n’y a fait ! Il ne me restait plus que la chirurgie. Heureusement, un ostéopathe posturologue m’a conseillé de mettre des gouttières dentaires pour rééquilibrer la pression de mes mâchoires.  C’est vrai que, pendant l’effort, je serrai énormément les dents. Je devais propager d’incroyables tensions musculaires asymétriques. J’ai été soulagé pendant 18 mois. Mais peu à peu les douleurs sont revenues. Entre temps, j’ai rencontré un prof de yoga. Il m’a mis en évidence que j’étais très raide ! J’ai vraiment assoupli mes genoux et aussi mes hanches.  Cette fois la douleur est partie pour de bon ! J’ai retrouvé ma détente et je pousse à nouveau 200 kilos au squat.

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YANNICK : SON MATCH CONTRE LE SOLEIL

Yannick SALVETTI utilise systématiquement des crèmes solaires d’indice élevé. Pour ne pas oublier, il en applique dès qu’il boit ! Pour se réhydrater, il utilise HYDRENERGY, une boisson moins concentrée que le sang dite « hypotonique ». Sa composition est idéale pour favoriser l’absorption digestive d’une grande quantité d’eau en cas de transpiration très abondante. L’un de ses sponsors lui fournit des lunettes solaires de sport, stables et anti-UV. Elles assurent une protection oculaire sur tout son champ visuel. Il ajoute une casquette qui, après un peu d’habitude, ne perturbe pas sa prise d’information. Nous portons des débardeurs en micro fibres respirantes et  leur forme permet à la sueur de s’évaporer plus rapidement. En revanche, ce tissu n’est pas anti-UV.

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Pour en savoir plus : www.dugrip-salvetti.com

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