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MICHEL DESJOYEAUX : « DE LA NAVIGATION COMME PREPARATION »

21 décembre 2010

Double vainqueur du Vendée Globe (2008/2009 et 2000/2001), vainqueur notamment de la Route du Rhum en 2002, le navigateur Michel Desjoyaux se définit comme « un mauvais exemple » en termes de préparation. Et pourtant, tout lui réussit.

Propos recueillis par Nathalie Pradeau


J’ai une approche totalement différente qui passe par la rigueur morale et la navigation. Je ne suis pas un adepte des salles de musculation, je préfère naviguer et quand je le fais ce n’est pas anodin, ça me suffit. J’ai aussi une bonne hygiène de vie, même si cela ne m’empêche pas de profiter de la gastronomie française avec modération.


La voile est pourtant un sport physique ?

Sur certains types de navigation il y a des postes à dominante physique mais sur la navigation en solitaire, il y a des manœuvres qui nécessitent plus d’être maitrisées que d’être réalisées en force. La force physique est un des paramètres de la performance globale. On n’a pas besoin de pédaler pour que le bateau avance !

Sommeil, nutrition, comment vous préparez-vous notamment pour un Vendée Globe ?

Pour le sommeil, c’est la pratique, l’expérience et le bon sens. Il faut bien identifier ce dont le corps a besoin et surtout être à la disposition du bateau. Pour moi c’est important de se dire si j’ai envie, j’y arriverai.
Pour la nutrition, sur le 1er Vendée en 2000, une équipe de nutritionniste de l’hôpital de Rennes avait jeté un œil sur les menus que nous avions établis avec mon équipe. Depuis, nous travaillons sur ces bases là avec des paniers repas quotidiens préparés en fonction des zones climatiques et donc de la dépense énergétique liée aux conditions climatiques qui peut aller de 3000 à 7000 calories.

Le mal de mer, tant redouté, touche-t-il aussi les grands navigateurs ?

Oui souvent, il y en a plus que vous ne croyez ! Moi, il faut que je sois fatigué avant de partir, qu’il fasse froid, que cela secoue, que je ne me sois pas alimenté correctement et là je vais facilement donner à manger aux poissons ! Mais j’ai de la chance que cela ne m’abatte pas et ne m’empêche pas de naviguer. Sur la Route du Rhum en 2002 cela a duré 3 jours.

Que redoutez-vous le plus en mer ?

De ne plus m’amuser. Cela fait 45 ans que je suis en vacances et que je fais ce que j’aime. C’est une grande chance, je ne sais rien faire d’autre !

« ON N’A PAS BESOIN DE PÉDALER POUR QUE LE BATEAU AVANCE »

Crédit photo : Yvan Zedda

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