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LE SPORT CONTRE LES INFECTIONS

10 janvier 2011

Une étude vient de montrer que l’activité physique réduisait nettement le risque d’infection hivernale. En revanche, il semblerait que le sport plus intensif soit nettement moins bénéfique.

Par le Docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

En novembre 2010, le Docteur NIEMAN a publié un article dans le «journal sports of medecine». Il a suivi 1200 personnes pendant 12 semaines automnales et hivernales. Plus les individus étaient actifs moins ils étaient malades ! Ceux qui pratiquaient de l’exercice physique 5 fois par semaine, réduisaient de 43% le nombre de jours au cours desquels ils étaient enrhumés. De surcroit, les symptômes étaient plus modérés !

Les sportifs de loisir sont gagnants

De la même manière, une pratique sportive d’intensité modérée, du type 30 minutes à 1 heure, à la limite de l’essoufflement, 3 fois par semaine se révèle efficace pour réduire les infections bénignes de la gorge, du nez et des oreilles. PEDERSEN l’a mis en évidence avec des cyclistes de loisir. L’adrénaline sécrétée pendant l’effort provoque la libération dans le sang les globules blancs chargés d’attaquer les microbes. Ils quittent la paroi des vaisseaux, les ganglions ou la rate pour entrer en action. Leurs taux restent plus élevés pendant environ 2 jours. Cet accroissement des défenses immunitaires pendant l’effort est cohérent avec les mécanismes de sélection rencontrés au cours de notre évolution. Au paléolithique, l’exercice physique était classiquement associé à la chasse. Il fallait fuir ou combattre, traverser les ronciers ou prendre des coups de griffes. Ces lésions imposaient de réquisitionner le système de lutte contre les microbes.

Les sportifs de haut niveau sont perdants

A l’inverse, il semble que l’entrainement intensif altère notre immunité. PETERS a surveillé 140 marathoniens. Le nombre d’infections respiratoires augmentaient parallèlement à leur kilométrage à l’entraînement. Ils étaient particulièrement sensibles après les séances intensives ou les compétitions. Si la quantité de globules blancs s’élevait toujours dans le sang pendant la course, elle s’effondrait au cours des 6 heures après l’arrêt de l’exercice. Elle restait basse pendant toute la journée suivante. D’autres mécanismes justifient la plus grande vulnérabilité des pratiquants assidus. L’essoufflement assèche la bouche, le nez et les bronches. L’air froid provoque la fermeture des petits vaisseaux apportant le sang à ces muqueuses. Les globules blancs désertent les voies respiratoires. Il a été montré que les anticorps étaient moins nombreux dans la salive des sportifs surentraînés. Ces athlètes surmenés baignent aussi dans l’hormone du stress, le cortisol, connu pour son action inhibitrice des défenses immunitaires.

DANS LES HEURES QUI SUIVENT UN ENTRAINEMENT INTENSE, LE CORPS EST PLUS SENSIBLE AUX INFECTIONS

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Votre grand-mère avait raison  …

Elle vous disait : «Ne prend pas froid, ne traine pas en sueur après ton sport !  Va prendre ta douche !». Son bon sens d’autrefois était en accord avec les données scientifiques actuelles. Après une séance intense, la quantité de globules blancs diminue et le froid les éloignent des zones à défendre. On sait désormais qu’un grand bain chaud de 20 minutes stimule l’immunité !

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