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MARTIN FOURCADE, JAMAIS ESSOUFFLE POUR TIRER

10 janvier 2011

Le biathlon enchaîne ski de fond et tir au fusil. La performance est physique et mentale. La rédaction de SanteSportMag est partie à la rencontre de Martin Fourcade pour en savoir plus sur les biathlètes.

Propos recueillis par Gaétan LEFEVRE

Comment en êtes-vous venu à faire du biathlon ?

J’ai toujours eu beaucoup d’énergie à dépenser. Habitant à la montagne, à Font-Romeu dans les Pyrénées Orientales, mes parents m’ont naturellement inscrit au club de ski. N’aimant pas l’attente des remontes pentes, j’ai rapidement préféré le ski nordique. Je suis passé au biathlon peu de temps après, lors d’une initiation par la section sportive du collège.

Quelles ont été vos plus grosses blessures ? Et comment vous êtes vous soigné ?

Les petits pépins tels que les tendinites ou contractures sont récurrents chez les pratiquants de sports d’endurances. J’utilise des semelles orthopédiques afin d’éviter les douleurs dues à la répétition des mouvements en course à pied et à ski.

En revanche, ma seule grosse blessure a été une luxation de l’épaule survenue lors d’une chute de ski en octobre 2008. Je me suis fait cette luxation à un mois du début de la saison hivernale. L’opération était pour moi inenvisageable! J’ai observé un mois de repos complet des membres supérieurs, puis j’ai repris l’entrainement. J’ai été bien suivi par les kinés de l’équipe de France. Compte tenu du délai dont je disposais, ma rééducation s’est faite en même temps que mes premières compétitions. Cette période d’arrêt m’a permis de travailler les membres inférieurs, ce qui a été paradoxalement très bénéfique.

Aujourd’hui, je continue activement le renforcement de l’épaule pour éviter toute récidive. La musculation permet aussi à mon corps d’être plus résistant aux blessures.

Avez-vous une alimentation spécifique en parallèle de vos entraînements et lors des compétitions ?

L’alimentation joue un rôle essentiel dans la performance, elle permet au sportif d’éviter les déséquilibres et les carences. L’hygiène de vie doit se travailler toute l’année !

Je pense que le plus important est de varier le plus possible les aliments en utilisant des produits de qualité. Je fais attention à manger beaucoup de fruits et légumes, ce qui n’est pas un problème pour moi car j’adore cela. En revanche, je ne limite pas mes quantités car les efforts demandés sont intenses. Je mange à ma faim. Pour résumer, je dirai de manger diversifié et équilibré !

Il est important de ne pas être essoufflé pour le tir. Suivez-vous une préparation physique spécifique ?

Bien sûr, la charge d’entrainement physique d’un biathlète est d’environ 800 heures par an. Heureusement, nous avons la chance de pouvoir pratiquer plusieurs sports et donc de varier les plaisirs ! Ski, ski roues, course à pied, musculation, vélo, natation sont les principaux sports pratiqués.

Comment arrive-t-on à se calmer et à se concentrer sur l’épreuve des tirs lorsque l’on sort d’une épreuve de fond ?

Le mental conditionne 99% du résultat au tir. Pour parvenir à me concentrer plus vite, je répète inlassablement les enchainements ski/tir. Grâce à ces transitions effectuées des milliers de fois à l’entrainement, mon corps mobilise instantanément  toutes ses ressources pour le tir.

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