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CHRISTOPHE LEMAITRE, UN CHAMPION EN PLEINE CONFIANCE

7 mars 2011

Première homme blanc à passer sous la barre des 10 secondes au 100 mètres et triples médaillés aux Championnats d’Europe de Barcelone, Christophe Lemaitre est devenu en un an le héros d’une nation. Le sportif de l’année 2010 nous dévoile quelques secrets de sa réussite.

Propos recueillis par Gaétan Lefevre

Racontez nous votre rencontre avec l’athlétisme !

J’ai commencé l’athlétisme à l’âge de 15 ans après quelques essaies dans différents sports : handball, football, etc. Mon premier sprint a été un 50 mètres lors d’une fête des sports à Bellay (01). La discipline m’a immédiatement plu.  Cependant, c’est un entraineur qui m’a remarqué et m’a convaincu de venir faire de l’athlétisme. Je me suis inscrit en club. Au début, j’ai essayé plusieurs disciplines : le sprint, la hauteur et la longueur. En saut, je n’étais pas particulièrement doué. Je me suis donc limité à ce que je savais faire : le sprint.

Quelles ont été vos plus grosses blessures ?

J’ai eu beaucoup de blessures au cours de ma jeune carrière et notamment lors des premières années d’athlétisme. Heureusement, elles n’ont jamais été pénalisantes car elles étaient bénignes et toujours en dehors des périodes de compétitions. Ma plus longue blessure a duré 3 semaines. Il s’agissait d’un claquage ischio-jambier (voir ENCADRE). J’ai fais confiance à mon kiné pour la soigner et me remettre sur pied.

Parlez nous de votre préparation physique hors piste. Les sprinteurs sont plutôt costauds, est-ce que la prise de masse musculaire est un de vos objectifs ?

Actuellement, ma préparation porte sur 3 axes : la musculation, l’aérobie et la technique de sprint. Je passe donc beaucoup de temps hors des pistes à travailler le physique. Je ne cherche cependant pas du tout à prendre du poids.

Avez-vous une alimentation spécifique lors des compétitions ?

Non pas du tout ! C’est paradoxal car je pense qu’une bonne alimentation est importante pour la performance physique mais je ne me l’impose pas. Par exemple, j’estime que manger des légumes est essentiel, chose que je ne fais absolument pas. Aujourd’hui, je n’ai jamais été pénalisé à cause de mon alimentation, mais je vais faire attention dans l’avenir.

Existe-t-il des différences de préparation pour courir un 100 mètres et pour un 200 mètres ?

Pas vraiment ! Néanmoins, en 200 mètres on travaille aussi les virages. Pour bien négocier les courbes, il est important d’être bien physiquement et d’avoir un bon gainage. Ensuite, la technique de course fait le reste.

Est-ce que le fait d’avoir passé la barrière des 10 secondes au 100 m influe sur la manière dont vous abordez une course ?

Non pas spécialement ! J’ai toujours été confiant en compétition. Le fait d’avoir franchi la barrière des 10 secondes ne change absolument rien. J’étais et je reste confiant.

Pouvez-vous nous dévoiler le secret de votre réussite aux Championnats d’Europe de Barcelone (3 médailles d’or : 100 m, 200 m et 4×100 m) ?

Ne rien changer ! J’ai abordé la compétition comme les autres, comme si j’attaquais le Championnat de France. J’étais concentré et je savais ce que j’avais à faire. C’est peut-être ça mon secret !

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UN CLAQUAGE DES ISCHIOJAMBIERS : C’EST QUOI ?

Les ischiojambiers sont les muscles situés à l’arrière de la cuisse. Ils plient le genou et étendent la hanche. Ils sont puissamment sollicités lors du sprint notamment lors du « griffé ». Lorsque le coureur jette sa jambe en avant, il tend le genou et fléchit la hanche. Les ischiojambiers s’étirent au maximum. Les membranes entourant le muscle sont rapidement mises en tension alors que les fibres situées à l’intérieur tirent en contre sens pour contrôler l’appui, griffer puis tracter le corps vers l’avant. A la moindre imperfection technique, la zone de jonction entre la membrane et les fibres peut se déchirer. Dans cette zone de décollement, il se forme une grosse ampoule, c’est l’élongation.  Parfois, c’est l’enveloppe musculaire qui cède. Elle contient des vaisseaux et la lésion se met à saigner. C’est le claquage ! Pire encore, la totalité du sac et des fibres musculaire peut se rompre. Tout le muscle se décroche et se rétracte. C’est la déchirure !

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Crédit photo : FFA

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