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PENELOPE LEPREVOST, UNE VIE ACTIVE COMME PRÉPARATION

20 septembre 2011

À 31 ans, la cavalière Pénélope Leprevost explique sa réussite par sa passion pour les chevaux et beaucoup de travail. Cependant, comme elle le dit si bien, elle n’est pas forcement un exemple à suivre s’agissant de la préparation physique ou de l’alimentation. Pourtant… son palmarès fait rêver plus d’une personne.

Propos recueillis par Gaëtan LEFEVRE

 

Pénélope Leprevost est une mère de famille heureuse et une sportive comblée. Cette joie et cet accomplissement, SANTESPORTMAG l’a ressenti lors de l’interview de cette cavalière exceptionnelle.

Comment êtes-vous venu à pratiquer l’équitation ?

Mon amour pour les animaux m’a amené à la rencontre des chevaux. Et cette rencontre m’a conduit à l’équitation. Je vivais, alors, avec mes parents en appartement et nous ne pouvions pas prendre de chat ou de chien. Á l’âge de 3 ans, ils m’ont emmené à une journée porte ouverte en poney club. Ce contact avec les animaux m’a immédiatement plu. J’ai débuté les cours d’équitation dans la foulée.

Pouvez-vous nous racontez une semaine type de préparation avant une compétition ?

La compétition a généralement lieu le week-end ou en fin de semaine, du jeudi ou vendredi au dimanche. J’aime partir la veille de la compétition afin de pouvoir monter et travailler mes chevaux sur place. Ensuite, je rentre le lundi matin car là aussi, je veux pouvoir me remettre au travail dès le lundi matin. Les journées d’entraînement sont simples et classiques. Avec toutes les personnes de l’écurie, on se donne rendez-vous vers 7h – 7h30 pour prendre le petit déjeuner ensemble après avoir nourrit les chevaux. Après cette mise en bouche, on attaque par le visionnage des vidéos de la compétition du week-end pour les personnes qui n’étaient pas présentes. Puis, on monte à cheval. J’essaie de finir le plus tôt possible pour pouvoir voir ma fille. La journée est parfaite lorsque je peux aller chercher Eden (sa fille) à la sortie de l’école à 16h30.

Sur le plan physique, comment vous préparez-vous ? Pratiquez-vous d’autres sports : vélo, footing… ?

Non ! Je ne fais pas du tout de préparation physique. Je sais que je devrais mais je ne prends pas le temps. Je joue de temps en temps au badminton après les entrainements avec des ami(e)s, mais uniquement pour se faire plaisir et non pas pour travailler.

En 2004, vous avez une petite fille prénommée Eden. Comment arrivez-vous à concilier votre carrière professionnelle et la vie de famille ?

Le plus difficile à gérer est la compétition c’est-à-dire lorsque l’on est en déplacement le week-end. J’ai la chance d’avoir des parents qui peuvent garder ma fille. Et Eden le vit très bien. Moi, j’ai plus de mal à me passer d’elle. Je pense que j’en souffre plus. Heureusement, de temps en temps, elle vient me voir concourir le week-end, si la compétition ne se déroule pas trop loin.

Pouviez-vous continuer votre préparation comme vous le souhaitiez pendant que vous étiez enceinte ?

J’ai continué l’entrainement d’obstacles et la compétition jusqu’à 5 mois de grossesse. Évidemment, j’étais beaucoup moins sereine et beaucoup plus prudente, notamment sur les sauts. Après 5 mois, j’ai continué à monter à cheval mais sans saut, uniquement du petit trot sympa. Je ne pense pas que je sois un bon exemple, mais il n’est pas déconseillé de monter à cheval lorsque l’on est enceinte. Au final, c’est la chute qui est dangereux.

La reprise, après l’accouchement, a-t-elle été dure ?

Pas vraiment. J’ai participé à un concours 10 jours après l’accouchement. Malgré une petite fatigue, je me sentais bien. Cependant, j’avais plus de mal à enfiler mes bottes et mon pantalon. Mon corps avait quand même changé.

Avez-vous déjà chuté ?

Oui, j’ai pris plein de gamelles mais je ne me suis jamais rien cassée. J’ai toujours chuté sans gravité. En revanche, je me suis retourné les 2 pouces à 5 ans d’intervalle sans même chuter, juste à la réception d’un obstacle. Je pense que je devais avoir une fragilité à ce niveau. J’ai été opérée et on m’a plâtré.

Vous avez continué à monter à cheval !

J’ai même continué la compétition ! Pour le premier pouce cassé, le plâtre m’arrivait au niveau du coude. J’ai donc été voir un médecin pour qu’il me mette un plâtre plus court. Ainsi, j’ai pu continuer à monter à cheval sans problème. Mon plâtre immobilisait mon pouce et je tenais les reines avec mes autres doigts. J’ai même gagné un concours avec un pouce plâtré.

Faites vous attention à votre alimentation ?

Question alimentation, je ne suis pas vraiment un exemple à suivre. Je me dépense beaucoup donc je pense que je peux manger ce que j’aime. Et je suis une adepte de la nourriture grasse : Mac Do, Pizzas, etc.

Auriez-vous un mot à dire aux lectrices de SanteSportMag ?

L’équitation a plusieurs particularités qui le distinguent des autres sports. Tout d’abord, il s’agit des mêmes compétitions pour les hommes et pour les femmes. Nous sommes égaux. Ensuite, on peut monter à cheval pendant longtemps. L’âge n’est pas un frein à la pratique. Enfin, on est 2 athlètes. Le partage que l’on a avec le cheval est unique et essentiel. Si l’on n’est pas ensemble le jour de la compétition, on n’a aucune chance.

Copyright : Marianne Boudant

One Comment leave one →
  1. Enora JUVENAL permalink
    28 avril 2013 10:05

    J’adore éden c’est mon idole je l’ai vu au jumping international de bordeaux j’étais bouche grande ouverte en plus elle était super forte moi plus grande j’aimerais être comme Pénélope et éden Leprevost

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