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VINCENT PARISI, LE GENTLEMAN FIGHTER

29 septembre 2011

Vincent Parisi, fils du célèbre judoka franco-italien Angelo Parisi, est champion de France, d’Europe et multi-médaillé mondial de Ju-Jitsu. L’histoire de son père et sa volonté l’ont poussé à devenir à son tour un champion.

 Par Gaëtan LEFEVRE

Ce grand gaillard est aussi gentil qu’il est doué dans son sport. Très amicalement, il a répondu aux questions de SanteSportMag afin de faire partager son expérience.

Quels sports de combat pratiquez-vous ?

Je pratique du Ju-Jitsu. Cet art-martial regroupe différentes techniques de combat : les frappes pied-poing, la projection et le combat au sol. On gagne en maîtrisant l’ensemble des techniques. Á la différence du Free Fight, où les combattants recherchent le KO de l’adversaire. J’ai aussi pratiqué du judo en parallèle. Cependant, je trouve le Ju-Jitsu plus complet car il regroupe 3 styles de combat.

Comment se déroulent vos entrainements ?

Le matin est consacré à la préparation, physique et technique. On commence par un jogging de 30 minutes. Puis, on enchaine avec des exercices d’habilité motrice, souvent sous forme de circuit. Ensuite, on fait au moins 1h30 de technique sur tapis par combinaisons et enchaînements. On travaille les frappes pied-poing, la projection, etc. L’après-midi fait place au combat. L’entrainement est dans l’ensemble le même pour le Free Fight avec plus de percussion.

Combien de temps consacrez-vous à la préparation physique ?

La technique reste le plus important, mais il faut donner au corps la charge de travail suffisante pour être au niveau. Si je devais chiffrer mon entrainement, je dirai que je consacre 40 % du temps à la préparation de physique et 60 % à la technique. Cependant, on ne peut pas vraiment chiffrer une préparation.

Une luxation du coude vous a récemment empêché de participer au championnat du monde à Saint-Pétersbourg. Que vous est-il arrivé ?

Je me suis blessé en novembre dernier lors de la préparation au championnat du monde. J’étais fatigué physiquement et psychologiquement. Lors d’un match, je manquais de concentration. Lors d’une prise, ma main est restée bloquée dans le kimono et j’ai chuté bras tendu au sol. J’ai eu de la chance car je suis souple. Mon coude est sorti de son axe mais il s’est immédiatement remis. J’ai été pris en charge par des spécialistes sur le coup, avec pose d’une attelle, électro stimulation et glaçage. La rapidité des soins m’a permis une meilleure récupération.

Avez-vous pu continuer les entrainements ?

Il s’agissait de période de fête, j’ai donc préféré me reposer. Ensuite, j’ai été très sérieux pendant ma rééducation. Je pratiquais des exercices en plus avec une balle de tennis pour récupérer de la force et de la mobilité. En parallèle, je travaillais les abdos, j’allais marcher en extérieur ou faire du vélo en salle.

Quelle a été votre plus grosse blessure ?

Une fois, je n’ai pas eu de chance. En 2002, pendant les championnats du monde, je tenais mon adversaire en immobilisation sur le ventre. Sur un mouvement, ma jambe s’est bloquée et je me suis fait une surluxation de la rotule. J’ai continué le combat avec le genou qui sortait à plusieurs reprises. Je mes suis blessé car j’ai fait une erreur de régime et j’étais fatigué. Mais j’ai gagné ! À la suite du combat, j’ai dû faire une ponction du genou. Pour l’anecdote, le médecin qui m’a soigné le genou est celui qui a opéré Ronaldo.

Est-ce  que vous avez des séquelles ?

Non ! Je suis de bonne consistance et j’ai toujours travaillé sérieusement pour bien récupérer. On m’a dit pourtant dit que je ne pourrais plus combattre à ce niveau après cette blessure. Heureusement je n’ai pas écouté ces personnes.

Faites vous attention à votre alimentation ?

Toujours ! J’ai étudié la diététique et naturellement je fais attention. Mon grand père était médecin et j’ai été éduqué comme cela. J’élimine tout ce qui est trop sucré ou trop salé pendant les préparations. À côté, je mange de tous et notamment beaucoup de fruits.

Faites vous attention à votre hydratation ? 

Je bois de l’eau toute la journée. Le matin au petit déjeuner, je prends du jus de fruits. Avant et pendant l’entrainement, je consomme de l’eau. Après l’entrainement, je passe à l’eau gazeuse. Il m’arrive de boire jusqu’à 8 à 9 litres d’eau dans la journée si l’entrainement est intense. De temps en temps, je prends une aspirine pour facilité la circulation sanguine. Je fais cela quand je sais que l’entrainement va être très long et intense.

Auriez-vous un dernier mot pour nos lecteurs ?

 Le plus important est l’hygiène de vie. Il faut bien se reposer et toujours rester actif. Être à l’écoute de son corps. Si votre corps demande du repos, notamment après une compétition, il faut dormir.

Crédit photo : FFB BELLENGER

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