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VINCENT DOGNA, ART AND RUN

3 janvier 2012

Vincent Dogna est un coureur amateur un peu particulier. Il a réussi à se servir de sa passion pour la course à pied comme inspiration pour un autre de ces talents, la peinture. Euphorie, fatigue, dépassement de soi…, cet athlète du pinceau revisite la course à pied et plus généralement le sport.

PROPOS RECUEILLIS PAR GAËTAN LEFEVRE

On peut croiser Vincent dans beaucoup de village de marathons. Toujours disponible, il aime partager sa passion avec les autres coureurs.

Quelle est la régularité de ta pratique sportive ?

Je m’entraîne  2 à 4 fois par semaine en fonction des objectifs. Je cours seul, sans club.
Je participe à environ une dizaine d’épreuves par an : 4 ou 5 courses sur 10 km / 2 ou 3 sur semi et 20 km, un marathon en automne et un au printemps. Si possible j’essaie de courir un marathon à l’étranger et un en France. En dehors de la course à pied, je ne pratique pas vraiment d’autres sports. Je fais peu de natation l’été et du vélo en sortie familiale dans l’année.

Depuis combien de temps cours-tu ?

Je cours depuis 1992, quasiment 20 ans déjà ! J’ai vraiment découvert le sport à 28 ans pour m’arrêter de fumer, à l’époque je fumais 2 paquets par jour. Même si aujourd’hui,  je m’autorise un petit cigare de temps en temps. Je suis plutôt un épicurien.

Comment l’idée de mélanger ton enthousiasme pour la course à pied et ta passion pour la peinture est-elle venue ?

J’ai été privé d’entraînement et de course quelques mois. Pour répondre à cette frustration, j’ai ressorti les pinceaux que j’avais mis de côté depuis 25 ans et je me suis remis à peindre.
Je n’ai pas eu à chercher bien loin ma source d’inspiration, la course est devenue ma muse.

Quelle a été cette blessure qui t’a remis à la peinture ?

J’ai laissé traîner une douleur jusqu’à ne plus pouvoir courir. Verdict final : pubalgie, et plus précisément une tendinite d’insertion du grand adducteur. J’ai été soigné par le Professeur Jansen. J’ai évidemment eu droit à la sympathique infiltration bien placée !  Et à de judicieux conseils sur mes étirements qui laissaient largement à désirer ! Petit à petit, les choses ont repris leur cours normal.

La peinture a-t-elle été une issue face à la blessure ?

Une issue, non mais une rustine provisoire. Maintenant, la peinture occupe une place aussi importante que la course, si ce n’est plus, car mes performances chronométriques sont en baisse (rire).

Aurais-tu repris la peinture sans cette blessure ?

Je ne sais pas. Je pense que oui mais la blessure a imposé le sujet. Aujourd’hui, la peinture m’a permis d’échanger et partager ma passion avec beaucoup plus de coureurs qu’avant, et ceci grâce à mes tableaux. Et ça c’est un vrai plaisir.

Quels messages et émotions véhiculent l’œuvre « vidé » ?

Lorsque j’ai fait mon premier marathon de Paris en 1995, j’ai été surpris de voir tous ces coureurs affalés sur les pelouses qui longent l’avenue Foch. Cette expérience je l’ai vécue  à chaque fin de marathon quel que soit le lieu. Ce coureur anonyme allongé avec sa couverture de survie, à la fois usé et comblé, submergé par la satisfaction d’un devoir personnel accompli. J’ai ajouté la symbolique de la ligne bleue qui l’a portée jusqu’au bout de lui-même et qui finit par le mettre à terre. J’ai voulu immortaliser cet instant unique. À titre personnel, j’évite de m’allonger après la course préférant marcher ou effectuer quelques étirements avant de retrouver amis et famille.

Comment arriverais-tu à transmettre un message comme « le bien-être de la course à pied pour la santé » ?

Je pense que mon tableau, « le temps qui court » reflète correctement ce bien être. Il nous montre que l’on peut courir à tout âge à partir du moment où l’on a une vie saine. Cependant, cette toile va plus loin et symbolise l’humanité, la différence de génération et de couleur… La course à pied en plus d’être un bon moyen d’entretenir son corps permet d’aplanir bien des frontières sociales ou culturelles. Le sport comme l’Art sont des « laissez-passer » universels. Pour finir, je dirais que « La course à pied est ma source d’inspiration et que la peinture mon mode d’expiration ».

 

Découvrez ces œuvres

 www.ARTandRUN.com

 

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