Skip to content

FRÉDÉRIC BELAUBRE, UN CHAMPION AU QUOTIDIEN

28 mars 2012

Triathlète au palmarès exceptionnel, Frédéric BELAUBRE possède une rigueur et une volonté de fer. Suivant la maxime « on n’a rien sans rien », il a planifié son quotidien pour devenir un champion. Entraînement, alimentation, équipement… rien n’est laissé au hasard.

Propos recueillis par Gaëtan Lefèvre

 

f ils d’un triathlète directeur de la piscine de Poissy (78), Frédéric BELAUBRE suit très jeune les traces de son père. À 3 ans, il se débrouille déjà dans l’eau. Petit surdoué de la natation ? Sûrement ! À 13 ans, il débute le triathlon qui lui ouvre les portes du CREPS de Boulouris trois ans plus tard. À 20 ans, il remporte son premier titre, Champion du monde Junior en 2000, et fait le premier pas dans sa vie de champion.

Pouvez-vous nous décrire votre programme d’entraînement ?

Mon volume d’entraînement par semaine est de 30 h environ. Je m’entraîne dans les 3 disciplines tous les jours. Je me lève à 7h30 et attaque la journée par 1h-1h30 de course à pied suivie d’étirements et d’une collation. À 11h, je plonge dans l’eau pour l’entraînement de natation jusqu’au déjeuner de 13h. Je récupère souvent avec une sieste de 30 minutes. À 15h débute la séance de vélo pendant 2h30 et

75 kilomètres en moyenne. Je finis ma journée par des étirements, une collation et souvent une session chez le kiné. À 20h, le repas est servi et, à 22h je suis couché. Parfois en hiver, nous roulons un peu moins et faisons de la musculation en salle le soir. Voici mon programme effectif 7 jours sur 7, sans jour de repos dans la semaine, excepté le dimanche après-midi. Les journées sont donc chargées mais c’est ce qu’il faut pour atteindre le plus haut niveau. Heureusement, pour varier les parcours et l’ambiance d’entraînement, nous partons souvent en stage. J’ai des semaines un peu plus light, mais globalement on n’a pas beaucoup de temps libre.

Vous n’insistez donc pas sur une discipline plus que sur une autre…

Ces dix dernières années, mon entraîneur et moi avons choisi d’être fort dans les trois disciplines pour pallier toute tactique et pouvoir gagner n’importe quelle course, vallonné en vélo, rapide à pied, échappée et cassure dès la natation… Mais le triathlon évolue, et les tactiques se ressemblent de plus en plus. La vitesse en course à pied ne cesse d’augmenter au fil des années, et même si c’est aussi vrai pour le vélo, les échappées se font de plus en plus rares du fait de l’importance de la course à pied. Il faut maintenant s’économiser jusqu’à à cette dernière partie du triathlon. Aujourd’hui, je mets un peu l’accent sur la course à pied, et m’entraîne quasiment comme un coureur de 10 km.

Comment travaille-t-on la transition des disciplines ?

Cette particularité effraie ou impressionne nombre de coureurs qui testent pour la première fois le triathlon. La recette est assez simple. Il suffit de refaire en amont cet enchaînement pour ne quasiment plus le sentir, par exemple aller courir après une séance de vélo, ou faire des enchaînements avec un home trainer sur la piste d’athlé : home trainer / course / home trainer / course, etc.

 Il est plus naturel pour l’homme de courir ou de faire du vélo que de nager. Vous pratiquiez la natation avant le triathlon. Pensez-vous que c’est un avantage par rapport aux triathlètes qui viennent du monde de la course à pied ou du vélo ?

J’ai nagé pour la première fois de ma vie à 3 ans et pendant des années en club, ce qui m’a beaucoup servi pendant toute ma carrière. Comme les Kenyans qui, très jeunes, courent pieds nus tous les jours sur plusieurs kilomètres, il est indéniable que cela apporte un avantage. Mais aujourd’hui, il vaut mieux courir vite que nager vite… tant que l’on arrive à sortir de l’eau.

Quels sont les entraîneurs qui vous suivent ?

Le coach national de l’équipe de France est aussi celui du centre où je m’entraîne. Pierre Houseaux coordonne donc ma préparation, mon calendrier de course, et me suit chaque jour. Depuis deux ans, je côtoie aussi Jean-François Pontier, entraîneur national à la Fédération d’athlétisme en course hors stade qui s’occupe principalement de la partie course à pied. Il m’apporte beaucoup pour franchir des caps en course à pied.

Comment vous préparez-vous mentalement avant une compétition ?

J’ai du mal à répondre à cette question car je fais la même chose depuis mes 15 ans, sans vraiment faire attention. Je suis parfois un peu stressé mais j’essaie de relativiser pour me calmer. Je n’ai pas de préparation mentale spécifique.

Vous blessez-vous régulièrement ?

Oui, j’ai eu tout type de blessures : déchirures, élongations, entorses, fractures de fatigue, fractures osseuses, tendinites, etc. Aujourd’hui le sportif de haut niveau est toujours sur le fil du rasoir. Il s’entraîne énormément et joue entre surentraînement, blessure et performance extraordinaire.

Grâce aux multiples disciplines du triathlon, êtes-vous parvenu à poursuivre l’entraînement lors de ces blessures ?

Oui, c’est le petit plus du triathlète. Lorsqu’on ne peut plus courir à cause d’une entorse par exemple, on peut tout de même nager. Mais le piège et de vouloir nager deux fois par jour par exemple, et de ne pas assez se reposer pour guérir correctement.

Vous utilisez des semelles orthopédiques. Pourquoi ?

J’ai des semelles uniquement dans mes chaussures de ville et de marche pour soulager mes tendons d’Achille. Je les porte donc entre deux entraînements ou après avoir couru.

Quelle discipline vous paraît la plus traumatisante ?

La course à pied, à cause des chocs. Il est très dur de courir trois fois dans la journée, alors que nous pouvons nager ou rouler plusieurs heures dans la même journée.

Vous imposez-vous une alimentation stricte pendant la préparation et les compétitions ?

Je me suis constitué ma propre expérience au fil des années, grâce notamment à différents nutritionnistes. Je pense que chacun est différent face à la consommation d’énergie et l’assimilation des aliments. Il vaut mieux se fier à son propre vécu plutôt qu’à des recettes préétablies. L’aide d’un nutritionniste est idéal lorsqu’on débute.

Vous consommez des produits Eafit®. Que vous apportent-ils ?

Les produits Eafit® m’accompagnent du réveil jusqu’au coucher et ne me quittent pas de la journée. La gamme est tellement large, et notre sport tellement consommateur d’énergie, que sincèrement je trouve une occasion à chaque moment de la journée de bénéficier des apports alimentaires des produits Eafit®. Le matin je prends des BCAA puis des protéines, Isolates, pour emmagasiner de l’énergie, maintenir mon équilibre alimentaire et préserver un confort musculaire. Je consomme aussi leurs produits lors de mes collations, que ce soit des gâteaux pour sportifs Inergy Cake ou différentes barres, Protergy ou Inergy+. Le midi, je prends un gel récup juste après la natation et je complète le repas avec des protéines si besoin. L’après-midi, je pars toujours rouler avec une barre dans la poche, un gel Myocrampe ou Inergy+ et un bidon d’Inergy Pro. Le soir, après la séance de vélo, je bois Inergy Récup.

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :