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NADÈGE BRAGHINI, KINÉ DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE SKI

28 mars 2012

Dimanche 18 décembre 2011, la station de ski de Courchevel accueillait la 3e étape de Coupe du monde féminine de ski alpin. Présent pour encourager les skieuses françaises avec le Team Caisse d’épargne, SantéSportMag a rencontré Nadège BRAGHINI, kinésithérapeute de l’équipe de France.

Propos recueillis par Gaëtan LEFÈVRE

Nadège BRAGHINI est kinésithérapeute du groupe Coupe du monde technique dames de l’équipe de France de ski alpin. Depuis six ans, elle suit les skieuses de la préparation d’été jusqu’à la fin de la saison hivernale.

En quoi consiste le travail de kinésithérapeute de la Fédération française de ski (FFS) ?

Je travaille exclusivement avec l’équipe de France féminine de ski alpin. Je m’occupe de toutes les filles, pas uniquement des blessées, et sur le long terme. Il peut s’agir, tout simplement, d’exercices de récupération ou de prévention. En revanche, si les skieuses blessées ne peuvent plus s’entraîner avec le groupe, leur rééducation va avoir lieu en centre ou avec un kiné près de leur domicile.

Sur les périodes estivales, dans quel cadre suivez-vous les skieuses ?

J’interviens sur les lieux de stage en adéquation avec la préparation physique et l’entraînement. J’effectue principalement un travail de fond afin de repérer d’éventuels problèmes physiques. Pour des questions de temps, il est difficile d’effectuer ce travail pendant la compétition, période durant laquelle les athlètes sont peu réceptives.

Travaillez-vous en collaboration avec le médecin et le préparateur physique ?

Il s’agit effectivement d’un travail d’équipe. Je suis constamment en lien avec le préparateur physique pour m’adapter au mieux à l’athlète. Le médecin et l’entraîneur peuvent intervenir à n’importe quel moment pour émettre un avis ou demander un bilan physique de l’athlète.

À quel type de blessures êtes-vous souvent confrontée ?

Les skieuses, et les skieurs, sont souvent victimes de problèmes de genoux. La lésion classique est la rupture du ligament croisé. Mais on est aussi confronté à des entorses, des ruptures des ligaments latéraux ou des lésions méniscales. On trouve également des tendinopathies au tendon rotulien. À l’heure actuelle, sur le groupe de 10 athlètes que je suis, seuls 3 n’ont pas eu de rupture du ligament croisé. Cette blessure laisse des séquelles pendant plusieurs années. La rééducation ne s’arrête donc pas à la reprise de la compétition. En ce moment, plusieurs skieuses ont des blessures d’épaules suite à des chutes. Ce sont des lésions qui reviennent régulièrement. On réalise aussi un gros travail quotidien sur le dos, pas à cause de lésions ou de blessures mais à but préventif. On effectue alors des exercices d’étirements, d’assouplissement, de mobilité du rachis associés à un travail en préparation physique pour avoir une bonne musculature et le moins de problèmes possible.

De quels moyens disposez-vous lorsque vous êtes avec les athlètes ?

Je suis toujours en déplacement avec les skieuses. Nous n’avons pas de camp de base ni de structure fixe pour travailler. Je dispose donc d’une table de massage, d’huile et d’autres crèmes pour masser, des strappings et du K-Taping ainsi que de mon outil clé : mes mains. J’ai aussi à ma disposition des ultrasons, du matériel de pressothérapie et d’électrothérapie. Pour ce qui est du renforcement musculaire, mon collègue en préparation physique a son propre matériel.

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