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OLIVIER MARCEAU, A RELEVÉ LE DÉFI IRONMAN

4 avril 2012

Champion du monde de triathlon en 2000 et finaliste aux JO de Sydney la même année, Olivier Marceau s’est essayé à l’IRONMAN en 2008. Une  transition qui ne fut pas un fleuve tranquille.

Propos recueillis par Gaëtan LEFEVRE

Pouvez-vous nous décrire votre programme d’entraînement ?

En moyenne hebdomadaire, je parcours environ 10km en natation, 200km à vélo et 50km à pied. Je m’entraîne une vingtaine d’heures par semaine mais je peux aller jusqu’à 40h en stage intensif. Au début, j’ai insisté sur la natation car je ne venais pas de ce sport. Je nageais 2 fois par jour afin de combler mon retard. Mon temps sur 1500 m est passé de 30min à 17min30 en quelques années, mais au prix d’un sacré paquet de longueurs de bassin !

Comment vous préparez-vous mentalement avant une compétition ?

Je m’écoute. Je fais les choses comme je le sens. Je déteste les habitudes et les rituels, alors je m’adapte à toutes les situations en ne pensant qu’à prendre du plaisir sur la course. En 2001, vous avez décidé de vous accorder une année sans triathlon.

Cette année vous a-t-elle été bénéfique ?

J’en ai profité pour construire ma maison. L’expérience a été géniale. Je suis revenu en 2002  encore plus fort et surtout plus motivé !

Vous avez dû avoir une charge de travail physique importante pour revenir à niveau ?

Non, je l’ai fait en douceur. J’ai repris en octobre sans pression pour les premières courses en  avril. Et quand l’envie est là, tout va. Le sport me manquait beaucoup. Ce fut un plaisir et un beau défi de revenir au plus haut niveau.

En 2008, vous avez décidé de passer au longue distance avec la participation à 2 Ironman. La  transition a-t-elle été difficile ?

Disons que les résultats n’ont pas été à la hauteur de mes espérances. Je n’ai pas réussi à m’adapter à la distance IRONMAN. Je pense que mon organisme n’est pas fait pour les efforts de plus de 4 h. Malgré une belle 3e place à Nice je n’ai jamais trouvé le « bon réglage » pour vraiment performer sur Ironman.

Comment vous êtes-vous préparé pour ce changement de distance ?

Tout simplement en faisant moins d’entraînements intensifs mais plus de volume. Pour résumer, le court, c’est vite et rapide. Et le long, c’est beaucoup en distance mais moins vite.

Comment avez-vous géré la fatigue ?

Je sais très bien être à l’écoute de mon corps. Quand ça devient trop dur, je sais que je dois  m’arrêter avant d’être trop fatigué et en surentraînement. Je peux tout à fait éviter une séance ou une course si je ne me sens pas à 100%.

Avez-vous eu de grosses blessures ?

J’ai eu des petites douleurs, comme tous les sportifs, mais je n’ai jamais été blessé. Je pense avoir bien su doser mes charges de travail. Après, j’ai aussi la chance d’avoir un organisme solide. Merci l’enfance à la campagne !

Que vous apportent la marque et les produits Cannondale ?

Christophe JOUFFRET ou Guillaume KOSCH sont des personnes que j’apprécie et sur qui je peux compter, comme tous mes sponsors d’ailleurs. J’aime que le côté relationnel soit privilégié. Un contrat n’est pas composé uniquement de chiffres. J’aime quand il y a un échange, une amitié derrière. Aujourd’hui, c’est le cas avec tous mes partenaires, certains depuis plus de 20 ans !

 Crédit photo : Triathlon-Hebdo.com

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