Skip to content

LUC ALPHAND, LE SPORT PAR PASSION

13 juin 2012

Après une carrière de skieur professionnel bien remplie, Luc ALPHAND a marqué le monde automobile en remportant notamment le rallye Dakar en 2006. En 2009, victime d’un accident de moto qui le prive de la pratique des sports automobiles, il s’attaque au monde la voile. SantéSportMag est parti à sa rencontre.

Propos recueillis par Gaëtan LEFEVRE

 

Très occupé par ses différentes activités et constamment en déplacement, Luc ALPHAND a profité d’une escale à l’aéroport pour répondre à nos questions.

Vous avez d’abord été skieur professionnel, puis pilote automobile. Aujourd’hui, vous vous attaquez à la navigation. Comment arrivez-vous à vous reconvertir dans un nouveau sport à chaque fois ?

J’adore le sport. Je suis touche-à-tout et passionné de jeu. Pour moi, le sport est un jeu et il doit le rester. À la fin de ma carrière de skieur, j’ai eu envie de conserver une dose d’adrénaline. Alors, j’ai trouvé une nouvelle passion : la conduite. Ma reconversion à la voile est un peu différente. J’ai eu un accident qui m’a obligé à arrêter la course automobile. J’ai donc cherché un nouveau sport et j’ai découvert la voile.

D’où vous vient cet amour pour le sport ?

J’ai une famille sportive. Mon père était guide de haute montagne. J’ai aussi fait beaucoup de sport avec mes frères lorsque j’étais plus jeune. J’aime le sport. C’est ma drogue.

Chaque sport demande une préparation physique différente. Comment vous adaptez-vous ?

Le ski est un sport complet et très physique. Skieur, je passais mon temps à m’entraîner. Ma préparation physique était intense, ce qui était une condition indispensable pour obtenir de bons résultats. Personnellement, je ne m’occupais pas des programmes. La Fédération française de ski gérait tout. J’ai gardé le même fonctionnement lorsque je suis passé à la conduite automobile. Cependant, ces sports sont vraiment différents. Il ne s’agit plus d’être prêt physiquement pour une descente intense de 2 minutes mais de pouvoir rester concentré 8 heures derrière un volant. En conduite, la préparation est donc plus orientée sur le foncier. La musculation n’est pas non plus exactement la même. Elle est plus spécifique au cou et aux bras, évidemment au ski ce sont plus les jambes. En voile, le haut du corps est très important. Personnellement, je n’aime pas travailler en salle. J’aime le sport en extérieur. Ma musculature est donc plutôt naturelle, je pratique peu la musculation.

En 2009, vous êtes victime d’un accident de moto sur une course d’enduro. Que vous est-il arrivé ?

Je me suis fracturé la colonne cervico-thoracique, avec de multiples lésions sur les vertèbres C7 à T1. Aujourd’hui, je devrais être mort ou tétraplégique. J’ai été opéré au CHU de Clermont-Ferrand. L’opération a consisté à me poser une plaque en titane dans la zone de la blessure. Je pense d’ailleurs que les médecins ne m’ont pas opéré mais ils m’ont, plutôt, sauvé la vie. Une fois la pose de la plaque consolidée, j’ai attaqué la rééducation pour me remuscler. Après 2 mois avec une minerve, j’étais incapable de relever la tête. La kiné m’a beaucoup aidé. À côté, j’essayais d’être un maximum actif. J’avais besoin de me dépenser.

Est-ce qu’il y a un ou des sports que vous seriez incapable de pratiquer ?

Aujourd’hui, avec les séquelles de ma chute, il y a beaucoup de sports que je ne peux plus pratiquer. Avant, je n’étais pas fait pour les sports d’endurance et de longue distance. Je ne suis pas fait pour le vélo ou courir des marathons car je n’ai pas un gros cœur. J’ai une bonne coordination mais je n’ai pas une «­grosse caisse ».

Comment êtes-vous suivi au niveau du Team Red Bull ?

Red Bull a monté son centre Diagnostics Training Center en Autriche. En tant qu’athlète du Team, je peux aller y faire une préparation ou des tests. Des coachs sont là pour répondre aux demandes des athlètes et leur préparer des programmes. Personnellement, je n’y vais plus car j’ai assez d’expérience pour m’entraîner seul.

Faites-vous attention à votre alimentation ?

Je n’ai pas besoin de faire un régime comme un marathonien. Au contraire, j’ai même plutôt besoin d’être solide. Je fais attention à manger à heures fixes et à ne pas faire d’excès. C’est tout !

Auriez-vous un conseil pour nos lecteurs qui souhaitent découvrir de nouveaux sports ?

Il faut pratiquer le sport par passion. Pour prendre du plaisir, il faut atteindre un certain niveau. La volonté et la passion sont essentielles pour passer ce cap de « débutant ». Lorsque je skie, je prends plaisir à aller où je veux, quand je veux.

 _______________________________________________________

RED BULL DIAGNOSTICS TRAINING CENTER

La préparation est un des aspects du sport les plus importants. Pour permettre à ses athlètes d’être dans les meilleures conditions, la marque de boisson a développé un centre, à la pointe de la technologie, pour répondre aux besoins des sportifs : le Red Bull Diagnostics Training Center. Situé dans le village autrichien de Thalgau, en banlieue de Salzbourg, ce centre attire de plus en plus de sportifs de tous horizons pour se préparer physiquement, mais aussi mentalement.

Crédit photo : « Portrait Luc Alphand » : Samo Vidic/Red Bull Content Pool / « Luc Alphand moto » : Agustin Munoz/Red Bull Content Pool

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :