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CÉLINE GERNY, CAVALIÈRE DE L’ÉQUIPE DE FRANCE

27 juin 2012

À 30 ans, Céline GERNY est cavalière de l’équipe de France de dressage handisport. Victime en 2001 d’une chute de cheval qui la laisse paraplégique, elle décide de ne pas abandonner ses rêves et se remet en selle cinq mois après son accident. Quelques mois avant les Jeux paralympiques de Londres, qui se dérouleront du 29 août au 9 septembre 2012, SantéSportMag est parti à sa rencontre.

PROPOS RECUEILLIS PAR GAËTAN LEFÈVRE

 

SantéSportMag a rencontré Céline GERNY afin de connaitre ses ambitions pour les Jeux paralympiques 2012. Cependant, notre déception fut immense lorsque nous apprîmes qu’elle ne participerait sûrement pas aux Jeux à cause d’une mauvaise chute de cheval.

En 2001, vous êtes victime d’une chute de cheval qui vous paralyse. Que vous est-il arrivé ?

Je montais un cheval nerveux et dur à tenir. Lorsque ce dernier prenait peur, il s’emballait. Un jour, j’ai perdu le contrôle et dans ma chute, j’ai percuté un arbre. J’ai immédiatement été prise en charge au centre de réanimation de Reims. Les médecins ont diagnostiqué une fracture de la colonne vertébrale, au niveau des vertèbres T11 et T12, ainsi qu’une lésion de la moelle épinière ayant pour conséquence une paraplégie complète et définitive.

Vous n’avez pas mis beaucoup de temps à remonter en selle !

J’ai repris l’équitation cinq mois après l’accident. Je n’avais pas d’appréhension particulière. Seulement, une fois en selle, je me suis rendu compte que ce ne serait plus pareil. Évidemment, je ne pouvais plus me servir de mes jambes mais il s’agissait d’un retour à zéro. J’avais gardé ma connaissance des chevaux mais je devais, comme un débutant, reprendre le travail d’équilibre. Ce retour en arrière a été dur à encaisser.

Comment avez-vous remplacé l’utilisation de vos jambes ?

J’ai évidemment une selle adaptée à mon traumatisme qui me maintient le bassin et fixe mes cuisses. Petit à petit, j’ai appris à utiliser de nouveaux équipements comme des étriers adaptés. Pour guider les chevaux, j’utilise des sticks. Il s’agit de 2 grandes cravaches que j’utilise à la place de mes jambes.

Votre préparation et vos entraînements diffèrent-ils de ceux des valides ?

Techniquement, nos entraînements sont très proches de ceux des valides. La recherche d’équilibre est la même. Cependant, nos séances sont beaucoup moins intensives. Tout d’abord, ces derniers sont professionnels. Ensuite, notre handicap nous oblige à nous restreindre. Personnellement, je ne peux pas monter plus de 2 chevaux par jour sans avoir mal au dos. Je suis aussi obligé d’aller à la piscine, en plus des entraînements d’équitation, pour un travail cardiovasculaire et musculaire.

Pouvez-vous nous décrire votre préparation et vos entraînements pour les Jeux de Londres ?

Actuellement, je suis à l’hôpital donc je ne peux plus m’entraîner. Je me suis cassé la jambe à la suite d’une chute lors d’un entraînement en février. Et ensuite, j’ai fait une infection nosocomiale.

Que vous apporte l’équipe Geodis ?

Geodis a constitué son équipe pour les Jeux olympiques 2012. Je ne connais pas ses critères de sélection mais j’aime beaucoup le fait qu’il mélange des sportifs valides et handicapés. Cela met en valeur le travail de tous et apporte plus de médiatisation à l’handisport. Personnellement, Geodis est un bon soutien. Il continue de m’encadrer malgré ma blessure et ma possible absence aux J.O.

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