Skip to content

SERGE GIRARD, LE TOUR DU MONDE EN 365 JOURS

22 janvier 2013

Homme de tous les défis, Serge Girard fait partie des athlètes nommés « ultra-runners ». Depuis 1991, ce coureur sillonne le globe. En 2009-2010, il réalise le tour de l’Union européenne, soit 27 011 km, en 365 jours. Avant son prochain défi, courir le tour du monde en 1 an, SantéSportMagazine a souhaité dresser le portrait de cet athlète de 60 ans.

Propos recueillis par Gaëtan Lefèvre

 Serge Girard - SanteSportMagazine Senior 5 - credit : Agence revoltion R

En réalisant son tour d’Europe en 1 an, Serge Girard a une nouvelle fois repoussé les limites physiques du corps humain. 27 011 km courus, 74 km/jour sans repos durant une année, 2 920 000 calories brûlées soit 8 000/ j, il bat le record du monde de la plus longue distance courue en 365 jours. En 2013, pour ses 60 ans, il s’élancera vers un nouveau record.

Pouvez-vous nous présenter votre nouveau défi : « Courir le tour du monde en 1 an » ?

Le challenge consiste à faire le tour du monde le plus rapide en courant. Le départ a lieu à Paris, ensuite direction Moscou puis Magadan, en Sibérie orientale. J’ai un transfert en avion jusqu’à Nome, en Alaska. Je reprends la course pour une traversée complète du Canada jusqu’à Montréal puis New-York. Nouveau transfert en avion qui m’amène à Agadir. Je remonte le Maroc, puis l’Espagne, et enfin, je suis de retour en France, et direction Paris. Le parcours fait environ 30 000 km. Pour boucler le tour du monde en 365 jours, je dois donc courir 2 marathons par jour, soit 84 km. Ma moyenne de temps de course quotidienne sera d’environ 11 h par jour selon la température, évidemment sans un seul jour de repos.

Qu’est-ce qui vous pousse, à 60 ans, à relever de tels défis ?

Il est très difficile d’envisager de changer de vie lorsqu’on a trouvé le vrai bonheur et la plénitude, même si je conçois qu’il peut être difficile de comprendre qu’un humain puisse être heureux dans la difficulté. C’est ma façon d’être heureux et je ne veux pas que cela change. De plus, je partage cette passion avec ma compagne Laure depuis toujours. La découverte de la planète à pied est certainement la meilleure façon de la connaître mais aussi de l’apprécier.

Comment s’organise une telle performance ?

Je suis suivi par une équipe d’accompagnateurs composée de 4 personnes et de 2 véhicules spécialement aménagés. Une kiné, qui n’est autre que mon épouse, et un podologue prendront soin de moi pendant ce périple. Quelques repérages auront lieu début 2013, spécialement en Sibérie et en Alaska.

Serge Girard 2 - SantéSportMagazine Senior 5 - crédit : Agence Revoltion R

Quel est votre équipement pour ce périple ?

Je pars avec 40 paires de chaussures, 50 shorts, 50 T-shirts et un équipement pour le grand froid.

Comment s’entraîne-t-on pour courir 365 jours ?

C’est l’expérience des 15 dernières années, avec la traversée des 5 continents mais surtout mon tour de l’Union européenne en 365 jours en 2010, qui me servent de préparation. Dans mon quotidien, je cours environ 30/35 heures par semaine soit en moyenne 300 km hebdomadaires. Mon entraînement est uniquement basé sur la course à pied. Je ne travaille pas le haut du corps et je ne pratique pas d’autres sports.

Avez-vous mis en place des stratégies préventives pour éviter les blessures ?

Je m’étire beaucoup.

Quelles ont été vos plus grosses blessures ?

Le tendon d’Achille. Mais mes blessures sont principalement dues à des chutes.

Comment gérez-vous votre alimentation au quotidien ?

Mon besoin est estimé à 8 000 calories par jour. Les sucres lents, les lipides, les légumes et les fruits sont donc la base de mon alimentation.

Et comment allez-vous vous alimenter pendant cette année de course à pied ?

J’ai 2 repas, un petit déjeuner et un dîner. Le matin, je bois un jus de fruits 3 agrumes (citron, orange et pamplemousse), ainsi qu’un café et je mange des céréales, un kiwi, du pain beurré avec de la confiture. Le soir, je fais le plein de sucres lents, mon repas étant essentiellement composé de pâtes, riz, avec un peu de viande blanche. De plus, tous les 5 km, je consomme environ 100 g de pâtes, et du sucré, souvent du chocolat. Une fois sur deux, je mange salé : amandes, noix de cajou… Je bois 1/2 l d’eau et quelquefois une boisson sucrée. Enfin, lorsque la chaleur n’est pas trop importante, je prends une soupe ou un bouillon de pâtes.

Quels aliments consommez-vous ou supprimez-vous pour ne pas avoir de problèmes gastriques pendant la course ?

Rien en particulier. C’est souvent la récurrence et la lassitude pour un aliment qui me font le supprimer provisoirement de mon alimentation, par exemple les laitages.

Consommez-vous des boissons isotoniques, des produits énergie ou des compléments alimentaires ?

Non. J’essaie les premières semaines mais très vite le tube digestif ne les supporte plus.

Avez-vous un « petit plaisir » que vous emportez avec vous ?

J’ai beaucoup de « petits plaisirs » mais que je ne peux pas les garder sur moi. Le fromage en est un.

Crédit : Agence Revoltion R

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :