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TAÏNA BARIOZ, SA RUPTURE DU LIGAMENT CROISÉ

29 janvier 2013

Spécialisée dans le Géant et le Slalom, Taïna BARIOZ est une skieuse française évoluant dans l’ombre des stars internationales telle que Lindsey VONN, Maria RIESCH ou même Tessa WORLEY. En 2007, elle se rompt le ligament croisé antérieur du genou. Une blessure courante dans le monde du ski.

Propos recueillis par Gaëtan LEFÈVRE

 SanteSportMagazine Hors Serie Ski - Taina Barioz - - FIS WC Soelden, RTL, Damen

Née le 2 juin 1988 à Papeete, à Tahiti, Taïna Barioz habite à Albertville. Licenciée au club des sports de Courchevel et membre de l’équipe de France de ski alpin depuis 2005, elle exerce la profession de douanière depuis 2009. Femme simple et passionnée, elle court aujourd’hui sur le circuit Coupe du monde.

Le ski alpin est un sport très physique. Comment vous préparez-vous l’été pour aborder au mieux le début de saison ?

Le plus gros de ma préparation physique est la musculation. Je passe beaucoup d’heures sous des barres chargées de poids. Être bien gainé est aussi très important sur les skis car cela permet de stabiliser au maximum le haut du corps. Les membres inférieurs, quant à eux, doivent être solides et puissants. Il est essentiel d’être capable de garder des appuis et de la vitesse d’exécution même avec des charges lourdes. Et bien sûr, pour être capable de tenir tout un été d’entraînement et un hiver entier sur les skis, je dois développer mon aérobie. Pour cela, je pratique du vélo de route, de la course à pied et de la marche en montagne. Cet été, par exemple, j’ai fait beaucoup de gymnastique et d’escalade. Ce sont des moyens ludiques de développer le haut du corps mais aussi d’être capable de prendre des risques et de se dépasser.

Vous êtes attirée principalement par les sports de montagne !

Dès que j’en ai l’occasion, je pars en montagne. J’aime beaucoup être dans la nature… surtout après une semaine en salle de musculation. Je suis aussi fan des sorties sur vélo de route dans les cols.

En 2007, vous vous êtes rompu le ligament croisé du genou. Comment cela vous est-il arrivé ?

Je me suis rompu le ligament croisé antérieur en compétition. Je suis simplement partie vers l’arrière et mon genou a lâché.

Comment avez-vous été soignée ?

J’ai immédiatement été prise en charge et opérée. Il s’agissait de la technique Kenneth-JONES. Je suis restée hospitalisée environ 5 jours. Ensuite, j’ai pris la direction de Hauteville pour une première phase de rééducation de 3 semaines. Au début, je travaillais avec un kiné pour pouvoir plier et tendre normalement mon genou. Petit à petit, on réapprend les bases de la marche, puis on passe au vélo et à la proprioception. Courir et remonter sur les skis arrivent bien après ­! J’ai repris le véritable sport, c’est-à-dire une activité plus intense que le vélo et la course légère, au bout de 4 mois, le ski uniquement après 6 mois.

Faites-vous attention à votre alimentation pour être plus performante ­?

J’essaie surtout de consommer de tout, mais je ne prive pas. Si j’ai envie de quelque chose, je le mange. Pendant les séances de ski ou de préparation physique, je mets toujours une boisson d’effort dans ma gourde. Et après les séances, je bois une boisson hyperprotéinée.

Quelles sont les règles d’alimentation que vous vous imposez ?

Manger varié et équilibré !

Vous avez beaucoup de partenaires : Dermophil indien, Bollé… Pourquoi travaillez-vous avec ces marques ?

Dermophil indien est une marque qui est bien implantée dans le monde des sports d’hiver. Grâce à ces partenariats, je bénéficie d’un soutien financier qui me permet de m’entraîner sereinement. Et bien évidemment, ma peau est protégée toute l’année grâce aux crèmes solaires et sticks à lèvres que me fournissent ces marques. C’est assez important pour moi étant donné que je passe les trois quarts de l’année à l’extérieur au soleil ou dans le froid. En ce qui concerne les marques qui m’équipent : Fischer, Bollé, Reush, Léki…, elles s’engagent à me fournir les meilleurs produits pour pouvoir être au top. Dans notre sport, la condition physique est importante mais le matériel tient aussi une grande place dans la recherche de la performance. Il est essentiel, lorsqu’on est au départ, d’être à l’aise avec ses skis, son casque et son masque. Le club des sports de Courchevel est aussi d’un grand soutien moral. Grâce à lui et à la station de Courchevel, j’ai la chance de pouvoir courir à domicile depuis déjà 3 ans en coupe du monde.

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